Votre vote vaut moins en 2015 qu’il n’en valait en 2011; le saviez-vous?

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Intéressante lecture dans le ipolitics.ca aujourd’hui, cet article de la journaliste Susan Delacourt qu’on pouvait aussi lire dans le Toronto Star, avant qu’elle n’entame une carrière dans l’enseignement universitaire. Une référence en politique canadienne.

Susan Delacourt revient sur la fin des des cotisations remises aux partis politiques pour chaque vote reçu. Au cours des quatre dernières élections fédérales, le parti pour lequel vous votiez recevait entre 1,75$ et 2$ par vote reçu. L’élection en cours marque la fin de cette façon de faire. Et cela, selon la journaliste Delacourt, aura quelques conséquences insoupçonnées.

« Notre proportionnelle, en quelque sorte »

Combien de gens ont voté pour un tiers parti, ou pour un candidat qui, dans leur comté, n’avait aucune chance de gagner en se disant qu’au moins le parti de celui-ci recevrait un 2$. Pour Delacourt, cela encourageait les citoyens à voter pour leur « meilleur choix ».

« If you were a citizen who wasn’t enamoured of any of the three main parties, for instance, you could decide to vote for the Greens, knowing they wouldn’t win power, but the party would get about $2 a year for your support. The party would live to fight another day.

In a way, it was our own version of proportional representation. Even if the popular vote wasn’t really reflected in the seats in Parliament, parties did get some reward for how many people marked an X for them in the voting booth. »

(Si vous n’étiez pas entichés de voter pour l’un des trois grands partis, vous pouviez par exemple voter Vert, en sachant que le parti recevrait 2$ pour votre vote et pour chacun des autres exprimés dans le cadre de l’élection. À défaut de prendre le pouvoir, le parti recevait des fonds pour poursuivre la lutte.)

Dans les faits, ce constat de la journaliste montre de façon équivoque à quel point notre mode de scrutin est désuet selon moi, mais bon…

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Vers la fusion des partis « moins à droite que Harper »? 

Susan Delacourt revient sur le dernier livre de Tom Flanagan, grand penseur de la droite canadienne, pour qui l’une des conséquences possibles causée par la fin de la subvention au vote pourrait être la fusion forcée des partis de gauche. Bon, Flanagan étant de l’école de pensée des Éric Duhaime de ce monde, il a la « gauche » facile. Mettons la fusion de tout ce qui est moins à droite que Harper (tsé quand on fait l’apologie de Thatcher, est-on vraiment de gauche?).

« The end of that subsidy may make for significant calculations — during the campaign and after the election is over. Tom Flanagan, former campaign chief for the Conservatives, has even predicted that the end of the subsidy will force the New Democrats, Liberals and Greens to merge. »

Autre fait intéressant, Delacourt a parcouru certains comtés clés dans la couronne de Toronto où le mouvement « ABC » (Anything but Conservatives- Tout sauf les Conservateurs) est très fort. Les gens lui disaient qu’ils étaient contraints d’attendre la fin de la campagne pour faire leur choix, en fonction des sondages, des tendances, du candidat dans leur comté plus à même de défaire le Conservateur. Ce à quoi la journaliste répond « en fonction de quels sondages? ». Car s’il est une chose que les élections passées ont montré c’est que se fier aux enquêtes d’opinion pour décider d’un gouvernement peut être un exercice très périlleux. Surtout quand les gens de l’industrie eux-mêmes avouent sans ambages que leurs enquêtes sont tout sauf fiables…

Sondages_Gregg

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