La gestion de l’offre est bel et bien sur la table…

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La journaliste Kelsey Johnson, spécialiste des questions concernant l’agriculture canadienne, suit avec attention les pourparlers qui entourent les négociations sur le partenariat Trans-Pacifique (PTP). Elle vient de signer quelques textes pour le ipolitics.ca qui devraient intéresser les Québécois au plus haut point.

La gestion de l’offre est bel et bien sur la table…

Si l’on se fie aux déclarations de Gerry Ritz, ministre de l’agriculture fédéral sortant, céder une partie de la gestion de l’offre fait bel et bien partie des négociations en cours. Dans le cadre du débat national sur l’agriculture qui s’est tenu à Ottawa le 30 septembre dernier, Ritz a été mis sur la défensive par les attaques des critiques en agriculture du PLC et du NPD qui lui reprochaient d’avoir ouvert la porte à la reddition d’une partie de la gestion de l’offre.

Gerry Ritz a été forcé d’admettre :

« The prime minister has said that … if there is a loss on your farm … you will be compensated, » (Le PM l’a dit, si les fermiers subissent des à cause de cette entente ils seront compensés »

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Voilà qui va à l’encontre de la promesse qui a été faite par le Pierre Lemieux, député Conservateur sortant  de Glengarry-Prescott-Russell dans l’est-ontarien, à quelques 300 agriculteurs et producteurs laitiers fort inquiets et qui s’étaient déplacés pour rencontrer les candidats du comté.

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Les Conservateurs soufflent le chaud et le froid dans ce dossier. Fidèles à leurs habitudes nauséabondes d’opacité, il est très difficile de savoir exactement ce qu’il en est. Cependant, le ministre de l’agriculture Gerry Ritz est certainement au fait du dossier. Les négociateurs des États-Unis, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande insistent pour que le Canada cède 10% du marché des produits laitiers protégé par la gestion de l’offre. Cela pourrait avoir des effets catastrophiques au Québec auprès des plus de 25000 fermes laitières dont entre 4000 et 7000 fermes seraient menacées si le Canada cède une partie de la gestion de l’offre.

La journaliste du Devoir Manon Cornellier, lors de son intervention à l’émission Les matins d’ici au 90,7 Ottawa-Gatineau ce matin faisait remarquer que la tentation est forte de la part du gouvernement sortant de politiser ce dossier afin de faire aboutir les pourparlers avant la fin de la présente campagne électorale pour en profiter politiquement.

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Voilà qui est tout à fait déplorable. Pour les producteurs du Québec, cela pourrait vouloir dire que les Conservateurs, en pleine campagne électorale, sans consulter personne, pourrait bien céder une partie de la gestion de l’offre pour que l’entente se règle plus vite. On comprend dès lors pourquoi le chef du Bloc Québécois Gilles Duceppe multiplie les points de presse sur ce dossier essentiel.

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